LEGO® Ideas

Michigan Central Station

LEGO Michigan Central Station

Pour sa dernière entrée sur le site web LEGO® Ideas, Guillaume Pisella, alias Archiwheel, revient sur un bâtiment existant puisqu’il s’agit d’une reproduction de la Michigan Central Station. Guillaume continue donc de remonter le temps et s’attaque à un style architectural encore plus ancien. Le résultat est tout aussi propre que les précédents et propose une polychromie agréable. D’un point de vue technique, c’est très certainement l’œuvre la plus simple que Guillaume ait conçue. Il s’est contenté d’utiliser la technique dite du SNOT pour construire la tour centrale du bâtiment ce qui permet de retranscrire parfaitement sa verticalité.

LEGO Michigan Central Station

Malheureusement Guillaume a inséré cette tour au milieu d’un hall coupé en deux, alors qu’elle semble comme posée dessus, ce qui, je trouve, dénature complètement la structure du bâtiment. D’autant que cette structure est accentuée dans la réalité par le fait que l’ensemble de la partie inférieure du bâtiment est plus claire que la tour centrale, ce que Guillaume aurait facilement pu reproduire en la concevant en blanc mais ce dont il n’a absolument pas tenu compte. C’est dommage car Guillaume nous avait habitués à mieux. On va dire pour sa défense qu’il s’est, cette fois, laissé aller à la facilité. Guillaume n’en demeure pas moins le créateur LEGO® Architecture le plus prolifique et, surtout, le plus intéressant du moment !

Michigan Central Station

La Michigan Central Station est l’ancienne gare ferroviaire de Detroit, dans l’état du Michigan, aux États-Unis. Inaugurée le 4 janvier 1914, elle a été conçue dans un style Beaux-Arts par les cabinets d’architectes Warren & Wetmore et Reed & Stem. Elle se compose d’une base où se trouvaient les espaces publics, et d’une tour de 18 étages qui accueillaient des bureaux. Très éloignée du centre-ville, la Michigan Central Station a particulièrement souffert de la baisse du trafic ferroviaire après la Seconde Guerre Mondiale, entraînant sa fermeture le 6 janvier 1988. Abandonnée, pillée et vandalisée, la Michigan Central Station n’a échappée à la destruction que grâce à son inscription au National Register of Historic Places en 1975. Elle est, encore aujourd’hui, en attente d’un programme de réhabilitation.

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Masieri Memorial

LEGO Masieri Memorial (1)

Guillaume Pisella, alias Archiwheel, dont je vous ai déjà présenté les reproductions du Tokyo International Forum et de l’arche de la Défense propose deux nouveaux projets sur le site web LEGO® Ideas. Le premier d’entre eux est le Masieri Memorial. Cette création est intéressante à plus d’un titre. Tout d’abord de par sa forme qui est celle d’un prisme triangulaire. C’est une forme géométrique simple mais qui ne se réalise pas en briques LEGO® sans faire quelques concessions. Les jonctions entre les murs, comme on a pu s’en rendre compte avec l’ensemble 21023 Flatiron Building, ne sont jamais parfaites, et l’utilisation répétée de plaques triangulaires (corner plates) laisse immanquablement des espaces non recouverts. Fort heureusement, il n’y a qu’un seul mur oblique, situé à l’arrière du bâtiment, et Guillaume s’en sort plutôt bien. Ensuite, Guillaume a réalisé la façade de sa création en y intégrant des colonnes de tuiles lisses (flat tiles) montées verticalement, sans que la somme de leurs largeurs ne corresponde au multiple de celle d’une pièce de deux tenons. Cela crée donc à nouveau des interstices que Guillaume a réussi à masquer au maximum afin de préserver l’intégrité de la façade de sa création.

LEGO Masieri Memorial (2)

Mais ce qui est le plus intéressant dans cette réalisation, ce n’est pas tant son aspect esthétique ou sa construction technique mais le choix de son sujet. En effet, le Masieri Memorial n’a jamais été construit et est toujours resté à l’état de projet. On connait la série LEGO® Architecture pour ses reproductions de bâtiments célèbres. Certains fans en adopte le style pour reproduire des bâtiments disparus ou pour leur redonner un aspect qu’ils ont perdus comme, par exemple, dans la reproduction du Panthéon de Rome par Víctor Martínez Nouvilas. Guillaume, lui, explore une nouvelle voie en donnant vie à des projets architecturaux qui ne se sont jamais concrétisés. Cette démarche, à ma connaissance inédite, offre de nouvelles possibilités et promet de futures découvertes.

Masieri Memorial

Le Masieri Memorial est un des nombreux projets de l’architecte américain Frank Lloyd Wright. Proclamé plus grand architecte américain de tous les temps par l’American Institute of Architects, ce nom ne peut pas vous être étranger puisque c’est aussi celui de l’architecte le plus présent au sein de la série LEGO® Architecture. Frank Lloyd Wright a ainsi conçu le Solomon R. Guggenheim Museum®, Fallingwater, la Robie House et l’Hôtel Imperial.

L’origine de ce projet remonte à 1951, lorsque l’architecte italien Angelo Masieri demande à Frank Lloyd Wright de remplacer la maison qu’il possède à Venise, au bord du Grand Canal. Celui-ci accepte, malheureusement Angelo Masieri meurt l’année suivante dans un accident de voiture alors qu’il se rend chez son confrère. La famille du défunt demande alors à Frank Lloyd Wright d’adapter le projet en une résidence et bibliothèque, dédiée à la mémoire d’Angelo Masieri, au service des étudiants de l’Istituto Universitario di Architettura di Venezia (IUAV). Le projet de Frank Lloyd Wright fera débat, tant pour des raisons esthétiques qu’économiques et politiques (On est dans la période de l’après-guerre). Finalement les autorités de la ville rejetteront ce projet, le jugeant incompatible avec l’héritage architecturale de la cité.

L’Arc de Triomphe

LEGO Arc de Triomphe

Les reproductions de l’Arc de Triomphe s’apparentant au style LEGO® Architecture sont nombreuses. Le groupe LEGO lui-même en a fourni sa propre version que l’on peut apercevoir dans le jeu vidéo LEGO® Batman 3 : Au-delà de Gotham, et on se demande d’ailleurs ce qu’il attend pour la sortir en ensemble. En attendant cette sortie hypothétique, voici la dernière version en date. Apparue sur le site web LEGO® Ideas, on la doit à un mystérieux Eiffleman. La polychromie de son œuvre est très discutable mais ce qu’il faut retenir de cette création c’est surtout le soin apporté aux sculptures. Non seulement elles sont quasiment toutes représentées mais Eiffleman a à chaque fois utilisé soit des micro figures, des hologrammes ou des statuettes (mini figure trophy). Cela fournit du relief et de la profondeur aux sculptures de son Arc de Triomphe et procure un effet saisissant de réalisme. Mon seul regret est que la frise accuse du coup un retrait qui rompt avec l’aspect massif du monument mais cela doit pouvoir être corrigé en remplaçant les statuettes situées aux angles par des briques. À noter également, la restitution des caissons des voûtes.

Arc de Triomphe

L’Arc de Triomphe se dresse au centre de la place Charles-de-Gaulle (anciennement place de l’Étoile), en haut de l’avenue des Champs-Élysées, à Paris. Sa construction fut ordonnée par l’empereur Napoléon Ier, au lendemain de la bataille d’Austerlitz, pour célébrer les victoires des armées françaises. Conçu par l’architecte Jean-François-Thérèse Chalgrin, connu pour son style néo-classique monumental et austère, sa construction débute en 1806. Malheureusement Chalgrin meurt en 1811, les armées françaises subissent des défaites et en 1814 c’est la Restauration et avec elle l’abandon de la construction. Elle n’est reprise qu’en 1824, sous Louis XVIII, par les architectes Louis-Robert Goust puis Jean-Nicolas Huyot, avant d’être achevée en 1836, sous Louis-Philippe, par l’architecte Guillaume-Abel Blouet. L’Arc de Triomphe possède une iconographie dédiée aux armées françaises ainsi qu’aux batailles et personnalités de la Révolution et de l’Empire. En 1921 il est rejoint par la dépouille d’un soldat inconnu mort durant la Première Guerre mondiale. En 1923 y est allumée une flamme qui est depuis ravivée chaque soir.

L’arche de la Défense

LEGO Arche de la Defense

Il y a une dizaine de jours, je partageais avec vous mon coup de cœur pour une reproduction du Tokyo International Forum réalisée par un certain Archiwheel. Découverte sur LEGO® Ideas, le même Archiwheel, Guillaume Pisella de son vrai nom, y récidivait dès le lendemain avec cette reproduction de l’arche de la Défense. Ayant la forme générale d’un cube évidé, ce bâtiment est cependant loin d’être facile à reproduire à cause de la coupe biseauté de deux de ses faces. C’est d’ailleurs sur ce point que Guillaume a choisi de faire un compromis en proposant des surfaces obliques dont les jonctions ne sont pas parfaites. Ce défaut est largement compensé par l’ensemble de ses qualités car, que ce soit dans ses proportions, la couleur de ses pièces et les détails de ses faces tant extérieures qu’intérieures, la version de Guillaume, architecte de profession, est très fidèle au modèle original.

Arche de la Defense

L’arche de la Défense se situe dans le quartier d’affaires de la Défense, à l’ouest de Paris. Elle est issue du programme des Grands travaux voulu par François Mitterrand, président de la République française entre 1981 et 1995. Conçue par les danois Johan Otto von Spreckelsen et Erik Reitzel, l’arche de la Défense marque l’ouest de l’axe historique parisien qui part du palais du Louvre et passe notamment par l’avenue des Champs-Élysées et la porte Maillot. Débutée en 1985, elle est inaugurée en juillet 1989, à l’occasion du bicentenaire de la Révolution française, après que l’architecte français Paul Andreu ait succédé, en 1986, à Johan Otto von Spreckelsen pour des raisons de santé. Montée sur douze piliers qui s’enfoncent à trente mètres de profondeur, l’arche de la Défense à la forme générale d’un cube évidé dont les arêtes extérieures mesurent plus ou moins 110 mètres de long. Réalisée en béton, verre, granit gris et marbre de Carrare, elle pèse 300000 tonnes et est conçue de telle sorte qu’elle pourrait reposer sur n’importe laquelle de ses faces.

Tokyo International Forum

LEGO Tokyo International Forum

Les projets de style LEGO® Architecture n’ont jamais eu de succès sur LEGO® Ideas. Il s’en trouve pourtant parmi eux de remarquables dont la qualité est j’irai même jusqu’à dire supérieure à celle des ensembles de la série. C’est le cas de cette reproduction du Tokyo International Forum proposée par un certain Archiwheel.

En effet, ce projet accumule les qualités. En 680 pièces, la création associe des formes (le bâtiment arrière est parallélépipédique alors que le bâtiment avant est incurvé), des volumes (le bâtiment arrière est composé de parallélépipèdes reproduits en différentes tailles), des couleurs (la composition associe différentes teintes de gris ou de beige, la transparence du hall, et le vert et le marron des arbres), des textures (les grilles du bâtiment avant et les troncs des arbres contrastent avec les autres surfaces lisses) et des technique de construction différentes (le bâtiment arrière est construit selon la technique classique du SOT* alors que le bâtiment avant l’est selon celle du SNOT**). Le résultat est propre et convaincant. Il correspond sans hésitation au style de la série LEGO® Architecture tout en en renouvelant les codes avec un fond de plateau à la couleur inhabituelle et des arbres au design original. De plus, à la lecture du descriptif on sent que son auteur s’est documenté et qu’il connaît son sujet.

Tokyo International Forum

Le Tokyo International Forum se situe à Marunouchi, dans l’arrondissement de Chiyoda, à Tokyo, au Japon. Achevé en 1996, il a été conçu par l’architecte uruguayen Rafael Viñoly qui dirige actuellement le projet de réhabilitation de la Battersea Power Station au sud-ouest de Londres. Sorte de palais des congrès, il abrite sept salles de spectacle dont la plus grande possède plus de 5000 sièges, une salle d’exposition, trente-quatre salles de conférence, des boutiques, des restaurants et d’autres commodités. Mais ce qui caractérise le plus le Tokyo International Forum, c’est son hall d’accueil en verre, long de plus de 228 mètres, dont la forme incurvée évoque celle d’un navire élancé.

*Acronyme anglais de Stud On Top (tenon vers le haut) désignant la technique de construction classique qui consiste à empiler les briques LEGO® les tenons orientés vers le haut.

**Acronyme anglais de Stud Not On Top (tenon non vers le haut) désignant une technique de construction qui consiste à placer les pièces LEGO® les tenons non orientés vers le haut mais vers le côté comme c’est le cas, par exemple, pour les fenêtres de l’ensemble 21017 Imperial Hotel ou pour les tours de l’ensemble 21021 Marina Bay Sands, voire vers le bas.

L’Opéra de Copenhague

LEGO Opera de Copenhague

Visible depuis jeudi sur le site web LEGO® Ideas, voici une reproduction de l’Opéra de Copenhague. Elle est l’œuvre de l’étudiant glaswégien James Bruce May, alias Posh Hammer, à qui l’on doit déjà une reproduction de l’université de Glasgow. Composée de 623 pièces, sa création, avec notamment son plateau noir, reflète parfaitement le style LEGO® Architecture. Mais ce qui retient plus particulièrement mon attention, c’est la couleur nougat de certaines des pièces employées qui, si elle peut prêter à discussion, fait écho à sa création antérieure où elle était déjà présente de manière prédominante. Couleur récurrente dans les dernières créations de James, j’y vois là comme une sorte de marque de fabrique.

Opera de Copenhague

L’Opéra de Copenhague se situe sur l’archipel de Holmen, face au palais d’Amalienborg, la résidence d’hiver de la famille royale du Danemark, à Copenhague. Commandité par l’homme d’affaires Arnold Mærsk Mc-Kinney Møller, il a été conçu par l’architecte danois Henning Larsen et inauguré le 15 janvier 2005. De style néo-futuriste, son design se veut cependant intemporel. L’Opéra de Copenhague est bâti sur une terrasse entourée de canaux formant un îlot. Haut de 38 mètres, sa structure est en béton armé, habillée de marbre, de verre et d’acier. La grande salle peut accueillir 1500 spectateurs, et sa fausse un orchestre de 110 musiciens. Elle est précédée d’un foyer offrant une vue panoramique sur la capitale.

Le parlement hongrois

Le parlement hongrois est le premier édifice dont je vous ai présenté une reproduction dans le style LEGO® Architecture. C’était au tout début de ce blog, en juin de l’année dernière. On la devait à un certain skyAki et je l’avais découverte sur le site web LEGO® Ideas (Voir article). C’est vous dire mon intérêt lorsque cette semaine j’ai découvert, à nouveau sur LEGO® Ideas, cette autre version. On la doit cette fois à un certain bigboy99899, un créateur à la production prolifique et éclectique.

Réalisée à une échelle plus grande, la version de bigboy99899 (en haut) est forcément plus détaillée que celle de skyAki (ci-dessus), et le style néo-gothique de l’édifice n’en ressort que davantage. bigboy99899 a reproduit les façades avec les mêmes grilles (Radiator Grille 1×2) que celles employées par Rok Žgalin Kobe dans l’ensemble 21013 Big Ben. De plus, il a eu la très bonne idée d’utiliser des dents (Plate 1×1 W/Tooth) pour reproduire les pignons. La combinaison des deux éléments procure à sa reproduction l’élancement vertical caractéristique de ce style.

Vous connaissez le principe de LEGO® Ideas. Si un projet atteint 10000 supporteurs alors il sera peut-être commercialisé par The LEGO Group. Donc si vous appréciez la création de bigboy99899, n’hésitez pas à la  soutenir en vous rendant ici.

Neuschwanstein

Apparue il y a déjà une semaine sur LEGO® Ideas, mais trop occupé en cette période de fête pour vous en parler plus tôt, je profite d’un moment de répit pour vous présenter cette reproduction du château de Neuschwanstein par un certain miniARTures. Composée de 313 pièces, elle mesure 18×12 tenons, plateau compris. C’est beau, c’est bien fait et cela reste, malgré une échelle réduite, parfaitement reconnaissable et riche en détails. On y retrouve par exemple les tours, les tourelles en encorbellement et les différents niveaux de la cour intérieure. Le choix judicieux de la couleur des pièces utilisées ainsi que la présence de l’éperon rocheux sur lequel le château est bâti participent également pour beaucoup au charme de cette reproduction.

L’autre bonne surprise, c’est que miniARTures a mis en ligne, sur sa chaîne YouTube, une vidéo présentant les différentes étapes de la construction de sa création. Elle est certes un peu rapide et pas toujours très claire mais permet, avec un peu d’efforts, de reproduire son modèle.

Le château de Neuschwanstein se dresse au sommet d’un éperon rocheux haut de 200 mètres situé sur la commune de Schwangau, en Bavière, au sud de l’Allemagne. Imaginé par le roi Louis II de Bavière (1845-1886) et construit à partir de 1869 par l’architecte Eduard Riedel (1813-1885), il fut occupé dès 1884 sans que ses travaux ne soient jamais achevés (Une chapelle était notamment prévue dans la cour supérieure). De style principalement néo-roman, en référence à celui « authentique des vieux châteaux forts allemands », le château de Neuschwanstein intègre également des éléments néo-gothiques et néo-byzantins. Cet éclectisme correspond au caractère fantasque et romantique de Louis II de Bavière. Il en résulte un des châteaux les plus célèbres et les plus visités d’Allemagne.

L’université de Glasgow

Cela faisait exactement deux semaines que je n’avais pas écrit d’article ! C’est qu’il ne s’est pas passé grand chose pendant tout ce temps ; jusqu’à l’apparition, en fin de semaine dernière, de cette très sympathique reproduction de l’université de Glasgow découverte, comme bien souvent, sur le site web LEGO® Ideas. On doit ce nouveau projet à un certain Posh Hammer, étudiant en premier cycle à la-dite université. Sa création mesure 28×20 tenons, plateau compris, et contient 338 pièces. Le fan de LEGO® y réinterprète les formes et les couleurs pour fournir une composition animée pleine de charme, avec une mention particulière pour l’arbre.

A ce sujet, il est intéressant de voir comment un élément secondaire tel qu’un arbre peut être reproduit de façons très différentes d’un créateur à un autre, et peut ainsi constituer comme une sorte de marque de fabrique propre à chacun. On connaissait déjà les fameux arbres et arbustes d’Adam Reed Tucker constitués d’une ou de deux briques 1×1 montées sur plaque ronde 1×1 tels qu’on les trouve dans les ensembles 21005 Fallingwater et 21006 La Maison Blanche. Mais il y a aussi les arbres de derekcsy dans ses reproductions de The Interlace et de The Pinnacle@Duxton constitués, eux, de paraboles Ø16.

L’université de Glasgow a été fondée en 1451, ce qui en fait l’une des plus anciennes d’Écosse et du monde anglophone. Cependant, l’actuel bâtiment principal ne date que de 1870, date à laquelle l’université a quitté son ancien emplacement sur High Street, où elle commençait à manquer d’espace, pour venir s’installer à Gilmorehill, à l’ouest de la ville. Le nouveau bâtiment a été conçu par Sir George Gilbert Scott dans un style néo-gothique cher à l’époque (voir le palais de Westminster et le parlement hongrois) qui se caractérise notamment par des formes élancées auxquelles participent les différentes tours et tourelles, ainsi que leurs toitures. Le bâtiment principal de l’université de Glasgow se distingue également par son plan en forme de 8 organisé autour de deux cours intérieures séparées par le Bute Hall qui sert de lieu de cérémonie. Il sera complété par John Oldrid Scott, le fils de Sir George Gilbert Scott, qui aménagera une crypte sous le Bute Hall, en 1879, et ajoutera une flèche au clocher, en 1887, élevant sa hauteur à plus de 85 mètres.

Le palais de Westminster

Un projet ambitieux a fait son apparition, il y a deux jours, sur LEGO® Ideas, puisqu’il s’agit du palais de Westminster, à Londres. Proposé par un certain seridus, ce projet, encore au stade de conception informatique, mesure 65×31 tenons, plateau compris. Il est composé de 4701 pièces, essentiellement de couleur sable pour les murs et gris sombre pour les toitures, pour un résultat assez saisissant.

Et ce n’est sans doute pas un hasard car, pour concevoir sa création, seridus s’est directement inspiré de l’ensemble 21013 Big Ben ! Il a en effet commencé par reproduire l’ensemble LEGO® puis s’en est servi comme point de départ pour concevoir le reste de sa création personnelle, adoptant ainsi ces mêmes techniques de construction au fort pouvoir de suggestion.

Bien que le site soit occupé depuis le XIe siècle, l’actuel palais de Westminster ne date que du milieu du XIXe siècle, après qu’un incendie ait ravagé la majeure partie des anciens bâtiments en 1834. C’est finalement le projet de l’architecte sir Charles Barry qui est sélectionné pour la reconstruction. De style néo-gothique perpendiculaire, les façades du palais sont rythmées par des lignes horizontales qui marquent la séparation entre chaque niveau, et des lignes verticales que viennent prolonger quantité de pinacles. Des caractéristiques que Rok Žgalin Kobe, le concepteur de l’ensemble 21013 Big Ben, a parfaitement su retranscrire dans son modèle, et que seridus a reproduit avec beaucoup de bonheur.